Une bague Van Cleef & Arpels vendue 1,65 millions d’euros le 17 décembre à Paris

Le 5 décembre 2013 par Christophe Blanc

Saphir 3Le 17 décembre dernier, une superbe bague Van Cleef & Arpels mise aux enchères par Leclere-Maison de ventes  a été vendue 1,65 million d’euros. Un montant qui s’explique par la qualité du bijou. Il s’agit en effet d’une pièce exceptionnelle par le prestige de son joaillier, par son histoire et surtout par la qualité de sa pierre : un magnifique saphir du Cachemire de 17,08 carats !

Son origine prestigieuse suffit déjà à donner à cette bague une aura considérable. Elle a en effet été réalisée, en 1929, par le célèbre joaillier Van Cleef & Arpels.

Un  joallier prestigieux,
emblème du luxe et de l’élégance internationale

Symbole de luxe et d’élégance, la maison Van Cleef & Arpels est née d’une histoire d’amour. À la fin du XIXème siècle, Alfred Van Cleef rencontre Estelle Arpels. Il est fils de diamantaire. Elle est issue d’une lignée de lapidaires. Ils s’aiment intensément et partagent une commune passion pour la joaillerie. Ainsi naît la maison qui, aujourd’hui encore, associe leurs noms. Les deux jeunes gens ont de l’ambition, du talent et de l’allant.
En 1906, onze ans après leur mariage, ils sont les premiers joailliers à s’installer Place Vendôme. Un écrin de choix pour des créations exceptionnelles. Installée en face du Ritz, leur enseigne séduit la clientèle huppée du palace. Les aristocrates russes et européens seront, avec les riches américains, les premiers ambassadeurs de la marque. Une légende est née !
Symbole de luxe et d’élégance internationale, les créations Van Cleef & Arpels allient classicisme et audace, équilibre et rigueur extrême dans la réalisation. De Marlène Dietrich à Grace Kelly, sans oublier Maria Callas, la Duchesse de Windsor et bien d’autres encore, elles sont convoitées par les plus grandes célébrités mondiales. Porteuses d’une histoire, elles défient le temps

Saphir1Le cadeau d’un Lord anglais
à une femme emblématique de l’idéal des Années folles

Mais cette bague est aussi porteuse d’une belle histoire. Elle a en effet appartenu à une femme d’exception dont le destin traverse le XXème siècle. Admirée pour sa grande beauté, cette femme hors du commun est également respectée de tous pour son indépendance d’esprit. Emblématique de l’idéal féminin des Années folles, cette native de Marseille allie en effet l’élégance et la distinction à une détermination sans faille.
Fait remarquable à cette époque, elle parvient ainsi à s’imposer dans le milieu des affaires, donnant naissance à un empire hôtelier dont les établissements luxueux constellent la côte méditerranéenne de Marseille à Nice. Une réussite qui lui permet de cultiver à loisir son goût des belles choses.
La bague dont il est question ne figure toutefois pas au nombre de ses acquisitions. Elle lui fut offerte après-guerre par un fervent admirateur : un Lord anglais familier de la Côte d’Azur qui entendait, par cette offrande, témoigner de son amour inconditionnel, constant et partagé. Jusqu’à la fin de sa vie, dans les années 80, cet amant attentionné restera sa passion secrète.

Saphir2Les reflets uniques
d’un saphir naturel du Cachemire

Inutile de dire que le Lord amoureux ne s’était pas moqué de la belle Française. La bague qu’il lui a offert est en effet ornée d’un saphir du Cachemire, dépourvu de toute modification thermique. Or, comme le savent les amateurs de pierres, c’est dans le Cachemire, aux confins de l’Inde, du Pakistan et de la Chine, que gisent, dans les hauteurs de l’Himalaya, les plus beaux saphirs du monde. Plus purs que ceux de Birmanie, ce sont les plus prisés. Avec leur bleu bleuet profond et leurs reflets soyeux, on croirait qu’ils reflètent le ciel de l’Himalaya qui les a vus naître.
Le saphir du Cachemire est aussi l’une des pierres les plus onéreuses au monde. Cela s’explique : préservés de la convoitise des hommes par l’altitude, le froid et les neiges éternelles, de tels joyaux se méritent. Découverts de façon fortuite, en 1879, à l’occasion d’un glissement de terrain, ils reposent à plus de 4000 mètres d’altitude. Aucune route n’y mène. Et les conditions d’extraction sont des plus délicates, les roches surplombant les étroits boyaux des mines ne tenant ensemble que sous le seul effet du gel…

Autant de raisons qui expliquent que, sous le marteau de Maître Delphine Orts, ce “petit bijou” ait atteint, le 17 décembre dernier à Paris, le montant record de 1,65 million d’euros.

Une réponse to “Une bague Van Cleef & Arpels vendue 1,65 millions d’euros le 17 décembre à Paris”

  • STEPHANN Roland

    je suis un particulier, amateur de pierres exceptionnellles.
    je serai ravi d’admirer cette pierre “énorme”
    possédant un cabochon, attribué par le LFG cachemire, d’environ 7 carats, j’aimerais comparer les 2 pierres.
    remarque: je n’ai pas les moyens d’acheter le vôtre, mais serais éventuellement vendeur du mien…
    je suis à votre disposition
    r; stephann paris 15ème.

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